
La taxe sur la valeur ajoutée peut être complexe, en particulier dans le commerce international. En quoi diffère-t-elle des autres taxes ? Voici les principes de base.
Les taxes basées sur la consommation et destinées aux consommateurs finaux sont communément appelées TVA, taxe sur la valeur ajoutée. Cette taxe spécifique est généralement ajoutée au prix de certains biens ou services et est déductible pour les entreprises et la plupart des organisations. Dans certains pays, elle est appelée GST, taxe sur les biens et services.
La TVA diffère des taxes de vente, car elle est prélevée à chaque étape de la chaîne de production et de distribution. Les taxes de vente, quant à elles, ne sont prélevées qu'au niveau du consommateur. Il s'agit là d'une différence importante, car les entreprises agissent en tant que percepteurs d'impôts pour le compte du gouvernement.
Bref historique
Malgré sa mise en œuvre généralisée, elle n'existe pas depuis très longtemps. Au début du XXe siècle, deux personnes ont proposé indépendamment le concept de base. Thomas S. Adams, expert fiscal et conseiller économique américain, l'a proposé comme une version plus raffinée de l'impôt sur les sociétés. Wilhelm von Siemens, homme d'affaires allemand, a suggéré au même moment qu'une taxe à la consommation adressée au consommateur final pourrait être une forme plus facile à administrer que la taxe sur le chiffre d'affaires brut et les taxes sur les ventes.
L'Allemagne et la France ont été les premiers pays à mettre en place la TVA, peu après la Première Guerre mondiale. Depuis, sa popularité auprès des gouvernements nationaux et locaux n'a cessé de croître. L'OCDE rapporte que parmi les 199 pays du monde, 166 ont mis en place cette taxe sous une forme ou une autre, à l'exception notable des États-Unis.
La TVA est délicate
Bien qu'il s'agisse d'une taxe efficace pour les gouvernements, la TVA est souvent une source importante de casse-tête et de fuite de capitaux pour les entreprises et les organisations. Notamment dans le commerce international. Il y a plusieurs raisons à cela.
- Malgré les efforts considérables d'harmonisation menés par l'UE, il existe de grandes différences entre les réglementations locales. Les différents taux d'imposition, dates et procédures de déclaration peuvent rapidement devenir difficiles à gérer, en particulier pour les petites entreprises qui ne disposent pas des ressources d'un service comptable.
- Le paysage en constante évolution est une source de préoccupation majeure. De la Cour de justice et de la Commission européennes aux réglementations nationales et locales, il est difficile de se tenir au courant des nouvelles réglementations.
- Malgré toutes les sources disponibles, des niveaux d'imposition aux précédents, il existe parfois des incertitudes. Notamment lorsque de nouvelles règles et réglementations sont mises en œuvre.
TVA internationale
Même si le concept de base est assez simple à gérer pour les entreprises, le commerce international rend la TVA de plus en plus complexe. Le principe fondamental de la TVA internationale est que les règles s'appliquent dans le pays où le chiffre d'affaires a été réalisé. Au sein de l'UE, plusieurs mesures ont été prises pour harmoniser les réglementations européennes. Le plan d'action sur la TVA, dernière initiative en date de la Commission, a été annoncé en 2016.
Pour les acheteurs et les vendeurs transfrontaliers, des numéros de TVA internationaux, appelés VATIN, sont requis.
Cliquez ici pour vérifier le numéro de TVA européen.
La TVA dans les pays nordiques
La taxe sur la valeur ajoutée est appliquée dans tous les pays nordiques. Le taux moyen est d'environ 20 à 25 %, le Danemark affichant le taux le plus élevé avec une TVA de 25 %, sans grande surprise.
La Suède, la Norvège, la Finlande et l'Islande appliquent des taux réduits par tranches pour les services et les biens tels que les transports publics, l'alimentation, les services culturels, les livres et les journaux.
Danois: Moms, merværdiafgift
Finnois: ALV, arvonlisävero
Islandais: VSK, virðisaukaskattur
Norvégien: MVA, merverdiavgift
Suédois: Moms, mervärdes- och omsättningsskatt
L'avenir de la TVA

Il faut s'attendre à ce que le monde de la TVA continue d'évoluer, avec une harmonisation accrue des règles et, dans une certaine mesure, des niveaux d'imposition. Et bien sûr, pour prévenir la fraude.
Un exemple récent qui facilite la vie des entreprises de télécommunications et de radiodiffusion qui fournissent des services aux consommateurs est le programme facultatif MOSS (Mini-One-Stop-Shop). Il permet aux entreprises de s'enregistrer fiscalement dans un seul pays de l'UE, qui sera alors responsable de la répartition de la TVA entre les autres pays de l'Union. La Commission a proposé d'étendre le MOSS à d'autres domaines, tels que le commerce électronique. Sa mise en œuvre complète est prévue pour 2021.
En outre, la Commission a également proposé une législation similaire, l'OSS. Celle-ci vise à remplacer la pratique actuelle de l'autoliquidation pour les biens dans les transactions B2B entre les pays de l'UE. Le projet actuel prévoit sa mise en œuvre d'ici 2022.
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